Je suis consultante

Depuis 18 mois, je suis consultante à plein temps : pourquoi et comment ?

Après un parcours atypique et un CV bien rempli, ça y est, je me lance. Me voici donc consultante en référencement naturel et webmarketing.

Pourquoi devenir consultante ?

Pour certains, c’est un choix, pour d’autres un peu le hasard des choses. Pour moi c’est une belle combinaison des deux. Je vous épargne le post à la Linked-in (je posterai sûrement ça sur Linked-in cependant), je serai brève et directe.

Je n’ai pas choisi de devenir consultante un beau matin après avoir vu un millième post motivationnel sur comment prendre sa vie en main. J’ai plutôt suivi le mouvement. Après avoir travaillé plusieurs mois dans un environnement parfait pour moi – je suis partie à Montréal. Professionnellement, j’aurais préféré rester à Bordeaux et continuer ma mission de responsable de la communication au sein de Bordeaux Ynov Campus. Mais voilà : l’opportunité de passer quelques mois, quelques années ou même toute la vie au Québec ne se présenterait pas deux fois. J’ai donc opté pour l’aventure. Seulement, mon employeur ne l’a pas entendu tout à fait de cette oreille.

« Yannick, je pars. »
« … euh, non. »

Bordeaux, mai 2017

Travailler de loin modifie la mission

Ça peut paraître prétentieux mais le fait est qu’ils n’ont pas voulu me laisser partir. Nous avons donc trouvé un terrain d’entente, j’allais continuer mes missions à distance. Pas toutes, bien sûr. La communication sur un Campus de 1000 étudiants ne peut pas s’exporter totalement, c’est un travail de terrain en grande partie.

Après avoir mené la refonte du site Web, géré les salons et posé les jalons des prochaines évolutions, j’ai transmis le flambeau à trois nouvelles recrues (coucou les filles o/) et je suis partie m’installer en Octobre 2017 à Montréal.

De loin, j’ai d’abord un peu tâtonné, laisser sa place et déléguer n’est vraiment pas facile quand on reste un peu dans la maison. Mais au fil du temps et des expérience, j’ai poursuivi ce que j’aimais faire vraiment : l’optimisation des sites pour le référencement et le suivi du webmarketing.

La variété des expériences : ma richesse

On ne naît pas référenceuse de site internet, on le devient. Parmi toutes mes expériences, j’ai touché au référencement de sites à de multiples reprises. Il était temps pour moi d’explorer vraiment ce domaine qui me plaisait. Ce que j’aime dans le référencement, c’est la versatilité. On touche vraiment à tout : on prend en compte un véritable ensemble, et on travaille sur cette entité en fonction du métier et des objectifs du client.

Selon le domaine d’activité, tout change : l’architecture, les mots-clés, le rédactionnel, les CTA… Mais mes constantes sont solides : données, actions, analyses et résultats.

C’est ainsi que pour l’éducation supérieure, je me suis formée et adaptée au modèle de développement. J’ai compris la saisonnalité, les enjeux, les points forts et les arguments qui fonctionnent. J’ai aussi capté l’intérêt de mon public et de mon client. Le premier grâce au content marketing, le second grâce à d’excellents résultats.

Comment fonctionne-t-on à distance ?

Pour un poste aussi central, être à distance peut sembler difficile. Cependant, il suffit de modifier quelques habitudes pour que tout se passe parfaitement bien. Avec les technologies de communication, en 2019, ce n’est plus un problème de travailler à (longue) distance. Pour moi cela présente même plusieurs avantages.

D’une part, on s’appelle. Souvent, parfois tous les jours, deux fois par jour. Ce n’est pas un obstacle, on passe par Skype, Messenger, Whatsapp, Appear.in : tout ce qui est confortable pour mon interlocuteur. Chacun a ses petites habitudes, donc je reste souple sur ces modalités de contact. Par exemple j’ai des clients qui ne lisent jamais les mails, je sais que chaque fois que je fais un rapport, j’appelle en suivant.

Bonjour ! Ça va à Bordeaux ? Tu as lu mon dernier mail ? (spoiler : je sais que non)

Non !

OK alors…

Montréal, chaque semaine 😀

Pour quelques-uns le mail est un point d’ancrage nécessaires, un autre ne passera que par clavardage ou chat. L’essentiel : garder une trace écrite. Donc même ceux qui ne lisent pas reçoivent des e-mails 🙂

Enfin il est obligatoire de garder le lien donc parfois, même quand on a rien à dire, on se parle, on fait un point d’étapes, j’annonce mes missions en cours. Cela permet de ne pas perdre le fil et de conserver une dynamique au travail à distance.

Les avantages du travail à distance

Pour mes clients, les avantages sont nombreux : ils ne m’ont pas sur le dos, je ne fais pas de bruit, je ne les interrompt que lorsque c’est nécessaire.

Pour moi, les avantages sont nombreux, notamment dans le fait de travailler avec la France. Il y a un important décalage horaire (+ 6 heures, lorsqu’il est 15 heures à Paris, il est 9 heures à Montréal). Ce qui fait que ma journée commence en milieu d’après-midi pour la France. Cela me donne une organisation de journée très productive. Le matin, j’enchaîne les réunions et je traite les emails. Ensuite je suis « tranquille » puisque tout le monde a fini sa journée (ou presque). Donc de 10h-12h à la fin de ma journée, je produis. Rédactionnel, tableaux, recherches, bilans, optimisations techniques, suivi des prestataires, google ads etc. : je travaille sans interruption et au calme pendant toute l’après-midi. C’est vraiment un énorme gain par rapport au travail de bureau qui avait tendance à m’interrompre trop régulièrement. Au final, mes journées étaient probablement composées de beaucoup plus de temps de « démarrage ». Soit le temps incompressible qu’il faut pour se remettre à une tâche quand on est interrompu.

Mon emploi du temps est plus souple aussi et je m’accorde des pauses à des moments qui ne colleraient pas avec un emploi temps plein. Par exemple, le mardi après-midi, je ne travaille pas, je fais autre chose. Peut-être que cet été ce sera le jeudi, et que ça changera encore un peu plus tard quand mon fils ira à l’école. Ma constante est simplement de rester disponible le matin pour répondre à tous, ensuite je gère mon planning à volonté.

Enfin ces missions de conseil en refnat me permettent aussi de dégager du temps pour des projets qui me tiennent à cœur comme l’illustration, qui est mon second métier. Par exemple depuis un an je créée une petite illus par semaine pour des histoires pour enfant avec Taleming.

Consultante pour toujours ?

Je ne sais pas si je serai toujours consultante. En tout cas pour le moment et depuis plus d’un an maintenant c’est mon poste idéal !